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Aubusson (Manufacture d')
devient Manufacture Royale en 1665 pour faire face à la concurrence étrangère du Nord. On y employait d'ailleurs beaucoup d'artisans calvinistes qui ont dû s'expatrier lors de la révocation de l'Edit de Nantes en 1684. A cette époque, la production était bon marché, de qualité moyenne : de nombreuses « verdures » à la flamande sortaient des ateliers, représentant classiquement des architectures peuplées ou non d'animaux sur fond de paysages dans des tons d'une gamme assez réduite. En 1731, elle obtient enfin un bon lissier et un peintre qui travailleront d'après les mêmes cartons que les Manufactures de Beauvais ou des Gobelins (Amuse-ments champêtres, Chasses de L XV d'après Oudry, Chinoiseries d'après Boucher) ; La production de verdures garde toutefois une bonne place sur le marché. Toujours active de nos jours, c'est cependant au début du XXe siècle avec l'installation de Lurçat et de Tabard que l'art de la tapisserie a bénéficié d'un grand renouveau. Il faut noter aussi que la Manufacture a eu un atelier de fabrication de tapis, cependant moins classiques que ceux de la Savonnerie*.
En vente publique, on peut acquérir une tapisserie du XVIIe d'Aubusson pour 7 500 euros en moyenne, les créations de Lurçat valent entre 7 500 et 30 500 euros.

