Lexique - M - Miniature en Occident

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Miniature en Occident
À l'origine, la miniature est étroitement liée à l'orne-ment des manuscrits, l'enluminure, qui s'épanouit dans les monastères de la Gaule mérovingienne et des îles Britanniques.
Particulièrement florissante à l'époque gothique, avec des artistes comme Jean Pucelle ou les frères de Limbourg, la miniature se dissocie peu à peu du manuscrit pour devenir, dès le XVIe siècle, une peinture de très petite taille, réalisée sur toutes sortes de supports. La mode s'en répand dans les couches sociales aisées ; la miniature est exécutée à la gouache, sur parchemin ou sur émail.
Le genre a séduit les peintres particulièrement attentifs à la précision du dessin (Albrecht Dürer, Hans Holbein le Jeune), à la finesse des coloris (Jean Clouet, Van Dyck et surtout Samuel Cooper). On doit à l'Anglais Nicholas Hilliard une miniature fort célèbre (Jeune Homme adossé parmi les roses, v. 1590, Londres, Victoria and Albert Museum). Au XVIIe siècle, on réactualise le procédé ancien de la miniature sur émail, puis, au début du XVIIIe siècle, sur ivoire. À la même époque se développe l'usage d'introduire la miniature comme élément de déco-ration sur coffrets, bonbonnières, boîtes, bijoux, etc. La miniature est alors à son apogée dans toute l'Europe.
Jusqu'au XIXe siècle, le portrait en miniature a tenu lieu de photographie de famille, ce qui explique la disparition quasi totale de cette forme d'art.