Lexique - P - Préemption

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Préemption
Près l'adjudication il peut arriver q'une personne n'ayant rien dit jusque là se lève et prononce le mot « préemption ». Elle va alors remettre au Commissaire Priseur un papier justifiant de sa qualité. Souvent un murmure de réprobation accueille cette intervention. Comment expliquer ce qui s'est passé ' L'état, soucieux de ne pas dépenser les deniers de ses contribuables et ne voulant pas se mêler à la foule des amateurs a imaginé d'observer de haut le déroule-ment d'une vente, n'intervenant qu'au final s'il le juge raisonnable en esquissant le désir de réfléchir quelques jours à l'idée de garder pour lui l'objet adjugé au prix de l'adjudication.
L'acheteur devra attendre 15 jours pour voir si le caprice est confirmé ou pas. S'il l'est, adieu, l'état est l'adjudicataire à sa place. S'il ne l'est pas, il doit prendre et payer. En réalité, il est rare que l'état ne confirme pas une préemption prononcée. L'acheteur sera bredouille, le vendeur quant à lui devra attendre assez longtemps pour être réglé de sa vente car l'état est mauvais payeur (5, 6 mois)
En trente ans de métier, une seule fois une préemption m'a été réglé dans les deux mois mais c'était en octobre 2001 et la France passait à l'Euro deux mois plus tard. Il fallait boucler les comptes en francs. Donc patience. Seul avantage, la plus value* de 5% que paye le vendeur au dessus des 3050 euros n'est plus exigée.
La première préemption semble avoir eut lieu en 146 av JC, lorsque le Consul Lucius Mummius retint pour le temple de Cérès un tableau adjugé à Attale II de Pergame. Ne reprochons donc rien à nos gouver-nants, l'histoire est ancienne...