Lexique - P - Prix de réserve

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Prix de réserve
Le prix de réserve est le montant en dessous duquel le vendeur ne désire pas céder son bien. Défini d'un commun accord avec le commissaire priseur, il est généralement fixé à l'estimation basse qui a été donnée. Le commissaire prieur s'engage à ne pas vendre l'objet en dessous de cette somme.
Depuis la loi de juillet 2000 réformant la profession de commissaire priseur, le prix de réserve doit être contenu dans l'estimation portée au catalogue de vente, ou donnée lors de l'exposition.
Il est important de noter la différence entre réserve brute et nette : la réserve brute est le prix plancher au marteau, duquel il faudra déduire les différents frais incombant au vendeur, alors que le prix net s'entend frais déduits, et représente la somme que touchera effectivement le vendeur.
Le prix de réserve est, juridiquement, une clause impérative dans la réquisition, dont le non respect est dénonçable. Il engage le commissaire-priseur, même s'il est d'usage de lui laisser la marge d'une enchère (soit 8 à 10%) afin de ne pas rater la vente de si peu.
Notons qu'il est dans l'intérêt du vendeur de ne pas fixer de prix de réserve trop élevé ; il peut être refusé par le commissaire-priseur, n'entraîne pas nécessaire-ment une adjudication plus élevée, et peut même parfois desservir le vendeur, puisqu'un objet passant plusieurs fois en vente entrave la confiance des acheteurs.