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Style Louis XVI (1750-1785)
Bien avant le règne de Louis XVI, d'importants changements interviennent dans le mobilier, en réaction à la généralisation de la Rocaille. On oublie l'exubérance pour revenir aux formes simples et rectilignes, à la symétrie. Dans ce style où la rigueur est de mise, on recherche avant tout l'équilibre et la grâce selon le modèle grec antique. On prêche l'orthogonalité comme un moyen de soutenir et de souligner la structure du meuble. La courbe est dénoncée puisqu'au contraire, elle en dissimule le dessin. Les caractéristiques de ce style sont contradictoires. Le rectangle, la carré, le losange servent de base évidente aux meubles, sobres et nettement dessinés. Les pieds sont droits et cannelés, inspirés des colonnes de péristyles antiques, comme les angles de bronze sculpté en drapés. Les pieds arrières sont souvent légèrement inclinés. Les dossiers sont plat, à la reine, ou cintrés, en cabriolet. Il en existe une grande variété (en montgolfière, en lyre.). Les accotoirs sont droits, en balustres, cannelés (voir cannelure). Pourtant, dans ces formes droites, on cherche la grâce et l'élégance. C'est dans la nature que Georges Jacob, Séné, Tilliard, Riesner, Leleu, Weisweler trouvent l'inspiration. Guirlandes de fleurs, gerbes dans des corbeilles, rubans enserrant des bouquets, pommes de pin sont moulurés sur le bois de la structure des sièges. La marqueterie devient décoration florale. Les meubles jouent entre rigueur géométrique des formes et fantaisie des décorations. On préfère désormais les dimensions plus petites, le luxe et le confort, l'agrément. Les commodes se diversifient (deux ou trois tiroirs, demi-lune.), les bureaux à cylindre et les bonheurs du jour se généralisent. Les deux bois principaux sont le noyer et le hêtre. Le bronze est employé pour renforcer les points faibles du meuble et pour décorer, notamment, les serrures et les poignées qui sont devenues mobiles.

